Henri Vaugeois

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1864-1916 Henri Vaugeois

« Qui n’a pas connu Henri Vaugeois n’a pas connu l’apôtre politique en fusion. Il n’avait qu’un objet : le retour du roi, que deux passions : le duc d’Orléans et Maurras. »

C’est ainsi que Léon Daudet commence le beau portrait qu’il a laissé de Vaugeois dans Vers le Roi. Ce descendant d’un conventionnel régicide était né à Laigle en 1864 ; agrégé des lettres, professeur de philosophie, on pouvait le classer sans difficulté au centre gauche comme Maurice Pujo avec qui il se lia d’amitié quelques années avant la création de l’Action française.

C’est avec Pujo qu’il créa un premier Comité d’Action française le 8 avril 1898, qui n’eut pas de suite avant la réunion de 20 juin 1899 où Vaugeois présenta l’Action française au public nationaliste. Devenu royaliste dès la fin de l’année 1900 à la suite de ses discussions avec Maurras, il se fit dès lors un défenseur et un promoteur acharné de la monarchie et du duc d’Orléans qu’il rencontra à Carlsruhe en octobre 1907. Il fut l’un des artisans de l’adhésion à l’Action française de Léon Daudet en 1905.

Directeur de la revue d’Action française depuis sa création en 1899, premier président de la Ligue d’Action française créée en 1905, il travailla à la royalisation du pays aussi bien intellectuellement qu’en structurant le mouvement royaliste. Il exprimait la nature de son combat en ces termes : « Par tout le territoire, nous voulons créer un mouvement d’opinion qui soit assez intense pour susciter, le jour venu, des hommes de coups de main. » « Les remèdes devront être héroïques », devait-il un jour ajouter.

Vaugeois symbolise parfaitement l’évolution de la jeune Action française du patriotisme républicain vers le nationalisme intégral et la monarchie. Au lendemain de sa mort, en 1916, Maurras devait le saluer ainsi : « Ce que vous voyez de tout ce mouvement d’idées florissant de part et d’autre dans l’A.F., ce redressement des esprits, cette réforme des doctrines, la renaissance d’un patriotisme ardemment et méthodiquement raisonné, il faut y saluer d’abord avant tout l’œuvre de Vaugeois. Il a eu des collaborateurs, des compagnons d’armes. L’initiateur ce fut lui. »

C’est chez Vaugeois qu’il faut chercher, avant de la trouver chez les premiers camelots du Roi, la synthèse de doctrine et d’action qui fit et fait encore l’Action française. Il en fut l’âme première.


En août 1899, un professeur de philosophie âgé de trente-quatre ans, Henri Vaugeois, et un jeune critique littéraire de vingt-six ans, Maurice Pujo, fondent une revue à couverture grise, qui paraît tous les quinze jours, la Revue de l'Action française. Ils ne sont royalistes ni l'un ni l'autre, à l'origine, mais ils jugent que la Ligue de la patrie française s'enlise dans l'académisme et ils veulent créer un mouvement plus dynamique. Charles Maurras, qui avait donné en 1898 au journal royaliste La Gazette de France un article retentissant dans lequel il se solidarisait avec le colonel Henry, au lendemain de son suicide, ne tarde pas à rejoindre le petit groupe qui s'est formé autour de la Revue de l'Action française et, à la fin de l'année 1900, la «revue grise» est devenue une revue royaliste.

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